Citation de Pierre Corneille

Hello tout le monde !

Dans cet article, je vous avais dit que je revenais d'une hospitalisation. Si vous vous demandiez, je fais cet article pour vous donner des explications de mon absence et pour m’extérioriser aussi, ce que j'ai assez de mal à faire.

 

Je ne veux pas que vous ayez pitié de moi ou quoi que ce soit. Là n'est pas le but de cet article. Juste de mettre des mots sur ce que je ressens parce que c'est la seule manière que j'ai trouvé pour extérioriser.

 

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On a tous des problèmes de santé de temps en temps. Moi aussi. Mais j'en ai des plus contraignants. J'ai, comme un grand nombre de gens, des migraines. Dues à l'hérédité (merci papa même si je sais que ce n'est pas ta faute et que tu en souffres autant que moi) et aussi parce que je suis une fille (si vous en êtes une vous comprendrez. Si vous n'en êtes pas une vous pouvez aussi comprendre).

Mais si je n'avais que ça, ça me suffirait largement !

Mais non. Il a fallu qu'en plus je me tape des céphalées chroniques quotidiennes (CCQ). Si c'avait été des céphalées de tensions ça serait réglé. Mais ce n'est pas ça.

Je n'en connais pas la cause. Et c'est ça qui m'embête le plus. Ne pas savoir pourquoi !

Y a t-il une explication ? Il existe tellement de facteurs et je suis hyper sensible ce qui fait que n'importe quoi peut augmenter mes douleurs.

Je suis un traitement homéopatique mais je ne vois pas encore de résultat. Je sais : il faut du temps. Mais quand j'ai tellement mal à me taper la tête contre un mur et bah le temps je lui dis merde !

Je suis suivie à l'hôpital Armand Trousseau à Paris depuis que j'ai six ans. J'ai déjà eu des CCQ quand j'avais 10 ans et j'ai eu pendant six mois des séances d'hypnothérapie. Je ne voyais pas d'effets parce que j'étais jeune mais mes parents ont en vu. Je ne me plaignais plus d'avoir mal tout le temps. Pendant cinq ans je n'en ai plus eu. Jusqu'à septembre de l'année dernière.

Donc depuis septembre dernier, quand mes céphalées sont (ré)apparues sans ne pas repartir, j'y suis retournée. Le médecin qui me suis, me dit qu'il faut vivre avec. Je l'ai compris et j'essaie de relativiser le plus possible en me disant qu'il y a des gens qui subissent pire que ça, que ce soit des maladies ou même la guerre. Mais bon j'ai 16 ans putain ! Tout ce que je souhaite c'est pouvoir faire des trucs normaux, avoir une vie d'ado de 16 ans normale.

 

J'essaie de penser à autre chose et la plupart du temps j'y arrive mais là j'en avais (et j'en ai toujours) marre ! J'avais l'impression de me noyer. Ca me met en colère, me rend triste, me désespère parfois, me démoralise. J'ai parfois l'impression que ma vie est foutue même si je sais que ce n'est pas le cas. Je dramatise trop me diriez-vous. Mais c'est dur à gérer et je n'ai pas la maturité pour y arriver (pas encore du moins).

Et puis, cela faisait déjà plus d'une semaine que je n'allais plus en cours à cause de ces foutues CCQ. Alors, avec mon accord, mes parents ont décidé de me faire hospitaliser. J'ai donc attendu une semaine de plus avant de l'être. J'ai donc programmé des articles pour ne pas être totalement absente. Et d'ailleurs je tiens à vous remercier pour vos gentils commentaires. Ca me fait tellement plaisir !

Pour en revenir au sujet de cet article, j'ai donc été hospitalisé 10 jours. J'ai passé deux examens (un électroencéphalogramme et une IRM) qui ont révélé que tout va bien. D'une part je suis vraiment contente de n'avoir rien de grave mais d'un autre côté les médecins n'ont rien trouvé. Ce n'est pas physique. Je peux donc enlever cette hypothèse de la liste.

Je vais donc avoir un suivi psychologique et reprendre l'hypnothérapie (ou quelque chose dans le même genres - comme la sophrologie). Et je suis de nouveau sous Laroxyl (c'est un médicament) ce qui pourra me permettre de mieux dormir et donc de reprendre des forces, et peut-être de faire baisser mes maux.

Ce séjour à l'hôpital n'a pas été de tout repos parce que je suis extrêmement sensible et la nuit, à chaque fois que l'infirmière passait, ça me réveillait. Et que je n'en pouvais plus de manger tout le temps pareil. Mais cela était nécessaire.

D'un côté j'en avais marre d'être à l'hôpital, sans pouvoir sortir et sans téléphone (donc sans accès au monde extérieur), mais d'un autre côté j'étais pris en charge, je n'étais pas seule à déprimer comme je le faisais chez moi. Comme il y avait d'autres ados j'ai pu relativiser: il y a des gens qui ont des maladies ou des maux pires que les miens. On nous obligeait à nous lever et on avait des activités ce qui fait que je me suis forcée à faire des choses (ce que je n'aurais probablement pas réussi à faire si j'étais restée chez moi). Et il y avait l'école à l'hôpital ce qui ne m'a pas trop servi pour ma part.

Enfin bon, ma douleur a diminué parce que je me reposais mais j'ai toujours mal et ce n'est pas prêt de s'arrêter.

Je suis en plein dans l'adolescence et ça ne m'étonne pas que mes maux soient apparus pendant cette période de ma vie. J'espère qu'en grandissant ils diminueront et que la médecine avancera. Je ne perds pas espoir même s'il m'arrive d'avoir (souvent) envie de baisser les bras.

Je ne dirai pas donc que je vais mieux mais je ne vais pas moins bien et c'est déjà ça. Je suis exténuée et je compte profiter des vacances pour me reposer.

 

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Alors bon je sais que mon blog n'est pas un blog dédié à mes soucis et que peut-être vous vous en contreficher, ce qui en soit est compréhensible, mais je ne pense pas qu'un blog soit seulement fait pour parler de choses sympa, drôles, divertissantes. Un blog peut aussi parler de choses tristes, sombres, personnelles. J'espère que vous le comprendrez.

 

Je m'excuse aussi pour avoir été vulgaire certaines fois, ce n'est pas mon genre mais cela correspond à ce que je ressens.

J'espère que vous aller bien, et si ce n'est pas le cas, je vous envoie tout mon soutien et accrochez-vous !

Je vous embrasse <3

 

A raconter ses maux, souvent on les soulage
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