Hello tout le monde !

Je reviens aujourd'hui avec une série d'articles assez spéciale. Ce sera une série d'articles où je parlerai, à vous, à moi. Comme je l'ai dit dans certains articles, écrire est pour moi une façon d'extérioriser, tel un échappatoire. Alors bon, je sais que j'écris anonymement mais un blog c'est un peu comme un journal intime quelque part. Et j'ai besoin d'écrire. Pour moi. Pour aller mieux.

Cette série d'articles, j'ai décidé de l'appeller #Journal d'une introvertie parce que je pense que c'est un adjectif qui me définit bien.

 

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En ce moment je ne vais pas très fort. Que ce soit physiquement ou moralement. Je suis fatiguée. Fatiguée physiquement de souffrir depuis maintenant plus d'un an. Fatiguée moralement. Je suis démoralisée comme je ne l'ai jamais été. Je n'arrive plus trop à positiver, à relativiser. Je brouille du noir en permanence. Heureusement que ma famille et mes amies me soutiennent.

J'essaie d'être forte mais là j'ai seulement envie de baisser les bras. Je ne sais pas combien de fois je me suis mise à pleurer tellement j'en ai marre. A 16 ans, supporter tout cela c'est très dur. Je ne pense pas qu'un adulte arriverai plus à le supporter.

J'en ai juste marre. Tellement marre. Ca me démoralise de me dire qu'on ne peut pas me soulager. Je n'ai pas envie de passer ma vie comme ça. J'aimerai trouver une solution.

Je suis allée voir un neurologue qui m'a dit clairement mon problème. Que ce soit la cause ou la conséquence de mes maux, le résultat est le même. Je fais une dépression. Et le fait de le dire (et de l'écrire en l'occurence) c'est un premier pas vers la guérison. Le fait d'accepter que je suis déprimée.

Il m'a dit qu'il ne fallait plus que je porte mes maux mais qu'ils m'accompagnent. En gros, il faut que je les mette de côté. Je peux vous assurer que c'est plus facile à dire qu'à faire. Parce que même avec toute la volonté que j'ai, à l'heure où j'écris ces mots, je n'y arrive pas. J'y arriverai mais ça prendra du temps. Il m'a aussi dit que le traitement que je prends, c'est-à-dire le Laroxyl doit être mieux adapté. Je vais bientôt aller voir le médecin qui me suis depuis mon hospitalisation et on verra bien ce qu'elle dira.

Ce que je sais, et c'est je pense, ce qui doit être le plus important c'est que je ne suis pas seule. Je vois depuis plusieurs semaines une psy et moi qui suis réservée et qui intériorise tout, c'est un énorme pas. Il y a un an on m'aurait proposé d'aller voir un psy jamais je n'aurais voulu en entendre parler. Comme quoi, il y a quand même du postif dans tout ça.

Le fait de parler m'aide. Il y a sûrement un problème même si je ne le vois pas. Inconsciemment il y en a un. Et si je le trouve avec l'aide de cette personne, alors j'irai mieux.

Et si je vais mieux moralement alors j'irai aussi mieux "physiquement" (je le mets entre guillements parce que mes maux ne sont pas dus à quelque chose de physique). Et mes maux diminueront.

En attendant, le problème n'est pas résolu. Je n'arrive pas à me concentrer et j'ai mal, beaucoup. Tellement que depuis la reprise je suis allée 3 jours en cours. Et puis j'appréhende d'y aller parce que j'ai peur d'avoir plus mal, même si je sais que rester chez moi n'est pas une solution.

Le premier jour j'ai eu 4 heures de cours et à la fin de la journée je n'en pouvais plus, j'avais encore plus mal. Le lendemain j'avais deux fois plus d'heures de cours et je me suis tapée une migraine...

Ce qu'il faudrait, et c'est ce que mes parents et moi voudrions c'est qu'on soulage mon emploi du temps. J'espère que ça pourra se faire comme ça je pourrais aller en cours mais ça ne me fatiguera pas trop.

Le fait de ne pas réussir à y aller me démoralise et puis de ne voir personne non plus (pas que je ne voie personne, j'essaie quand même de voir mes amies le week-end).

 

Enfin bon, ce qui compte c'est que je vais m'en sortir. Ma mère dit qu'on a tous des phases où on va mal et parfois d'autres où on va encore plus mal, mais qu'on arrive à s'en sortir. Elle me dit que j'ai la force pour m'en sortir et c'est vrai que ça m'aide beaucoup.

 

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Voilà, j'avais vraiment besoin de dire ce que j'ai sur le coeur.

Je vous embrasse <3

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