Hello tout le monde !

Aujourd'hui je vous retrouve dans un nouveau #Journal d'une introvertie parce que j'ai vraiment besoin de mettre des mots sur ce que je ressens et surtout écrire sur comment je me sens. On dit que les mots soignent les maux, non ? Et puis si on ne le dit pas et bien moi je le pense.

 

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Ca ne va pas. Vraiment pas. Je n'arrive pas à aller aux quelques heures de cours que la CPE m'a imposé (c'est-à-dire 11 heures). C'est trop dur. Beaucoup trop dur pour moi. En ce moment je n'arrête pas de pleurer parce que je sature. J'en ai marre de souffrir depuis presque un an et demi. Je suis à bout. J'angoisse aussi par rapport aux cours. Le problème n'est pas que je vais foirer mon année - ça c'est sûr - mais de pas arriver à trouver la force d'aller en cours. Ca me stresse et me déprime encore plus. Je ne suis pas quelqu'un de fainéant et ne pas arriver à me concentrer et à travailler me frustre. C'est tellement rageant. Toute cette situation me déprime. J'en ai marre mais tellement marre de souffrir sans savoir pourquoi et sans savoir comment faire pour que cette douleur parte. Il n'y a rien. On ne peut rien me donner. Il faut que j'attende de voir si l'hypnothérapie va m'aider et voir si mon travail avec la psy dévérouillera quelque chose. Mais j'en ai marre d'attendre putain ! Ca fait près d'un an et demi que j'attends !

J'ai eu un médecin qui me disait qu'il faut que je continue de vivre. Mais putain, comment veux-tu que je vive ma vie en ayant TOUT LE TEMPS mal ?? Hein, explique moi ? Evidemment qu'elle n'allait pas me dire de tout laisser tomber mais enfin ça va cinq minutes ce genre de discours. C'est bien pour ça que je ne la voie plus. Mais maintenant j'ai un médecin qui ne me plait pas et qui plus est n'est même pas spécialiser dans les maux de tête. Va falloir m'expliquer ! Je n'arrive pas à parler avec elle. Je n'arrive pas à la saquer. A chaque fois que j'ai un rendez-vous je stresse rien qu'à l'idée de la voir. Je l'ai revue avant hier et franchement c'est la dernière fois que je vais la voir. A part me dire qu'on va augmenter mes doses de Laroxyl (dont je ne vois pas les effets d'ailleurs) et que s'il le faut, on mettra en oeuvre un nouvel emploi du temps encore plus aménagé, je ne vois pas à quoi elle sert. Pour elle il faut que je retourne en cours.

Mais qu'est-ce qu'elle croit ? Que c'est marrant d'être seule chez soi sans savoir quoi faire, parce qu'on n'arrive pas à aller en cours ? Hein, qu'est-ce qu'elle croit ? Bien sûr que j'ai envie d'aller en cours ! Je veux retrouver une vie normale. Là, ma vie n'est pas normale du tout. J'ai juste l'impression d'être à des milliers de kilomètres de la vie réelle. J'ai envie de retourner en cours, de voir mes amis, d'avoir une putain de vie sociale ! J'adore mes parents et mes proches mais ne voir pratiquement qu'eux ce n'est pas normal ! Tout ce que je veux c'est retourner au lycée et avoir des préoccupations d'une ado de 16 ans. J'ai envie de travailler, de faire des devoirs (et même des contrôles c'est vous dire) ! Mais je ne peux pas. La douleur est tellement présente que je n'arrive pas à me concentrer. Et c'est juste horrible. Cette situation est horrible. Je n'en peux plus de me sentir comme ça, déprimée et désespérée. Si ce n'est pas les maux de tête c'est la déprime due à ces maux qui m'empêche d'aller en cours. Je fais des crises d'angoisse parce que je n'y arrive pas.

Il m'arrive souvent de ne même pas réussir à faire les choses que j'aime faire. C'est tout simplement horrible ! Je n'arrive plus à rien. Je suis bloquée. Je n'arrive plus à faire des efforts, je suis dans une impasse. Je ne pense pas qu'on puisse tomber plus bas.

Je pleure constamment et même si c'est horrible ça me permet de vider mon sac. C'est ça le fond du problème : je n'ai jamais exprimée les choses, bonnes ou mauvaises et malheureusement mon inconscient a décidé qu'il fallait sonner la tirette d'alarme. Ces maux ne sont autres qu'une alarme pour signifie à mon corps qu'il faut faire quelque chose. Et je suis en train de mettre en place quelque chose, notamment avec ma psy. Le problème c'est que je n'arrive pas à éteindre cette putain d'alarme de merde. Et ça c'est avec l'aide de l'hynothérapeuthe que je devrais trouver une solution. Sauf que moi je ne peux pas attendre encore six mois et même un mois, une semaine, un jour de plus avant d'aller mieux. Je sais que tout ça sera long, mais c'est trop long ! Ma patience à des limites et là je les ai atteintes. Je suis épuisée physiquement et moralement.

Vous n'imaginer pas à quel point je souffre. Il ne passe pas une seule seconde sans que je souffre. Un rien fait que j'ai d'autant plus mal. Il y a pleins de facteurs qui s'ajoutent dont certains comme le temps ou la pollution contre lequels je ne peux rien. J'en ai mais tellement marre... J'aimerai tellement ne plus avoir mal. Juste que mes maux s'envolent comme ils sont venus. Je sais que ce n'est pas possible mais c'est ce que je veux. Vous n'imaginer juste pas à quel point je me sens mal. Personne ne devrait se sentir comme ça.

Je vais aller voir un autre médecin. Je ne sais pas encore qui mais j'espère trouver quelqu'un qui pourra réellement m'aider. Quelqu'un avec qui j'arriverai à m'exprimer. Quelqu'un qui soit spécialisé. S'il faut que j'aille voir un médécin dans l'hôpital où travaille ma tante, c'est-à-dire dans le sud de la France, et bien j'irai.

Je ne veux plus souffrir et perdre mon temps à souffrir. Mon année est foutue mais pas ma vie. J'aimerai ne plus avoir mal au moins avant les grandes vacances. Mais tout cela n'est pas prévisible. Je ne veux pas encore perdre une année scolaire. Je ne peux pas. C'est déjà assez dur comme ça. Je sais qu'il ne faut pas que je stresse du côté du lycée. Ils comprennent bien, que ce soit la CPE, ma prof principal, l'infirmière ou n'importe qui. Mes amies aussi comprennent. Mais je ne peux pas ne pas m'angoisser. J'essaie de ne pas y penser. Mais c'est dur.

Cette situation est horrible... je veux simplement m'en sortir. Je sais que je vais finir par y arriver mais c'est, pour le moment, trop dur pour moi. Ce serait dur pour n'importe qui et je me demande même comment je fais pour ne pas devenir folle. J'essaie de m'accrocher tant bien que mal aux petits bonheurs quotidiens, à mes proches. Heureusement qu'ils sont là pour moi. Merci à eux.

Je sais qu'il ne faut pas que je culpabilise. Bien évidemment ce n'est pas de ma faute ce  qui m'arrive, ni de la faute de personne. C'est la faute à pas de chance. J'ai vraiment la poisse... Parfois je culpabilise parce que d'une certaine façon je fais souffrir les gens que j'aime parce qu'ils souffrent pour moi. Je sais qu'il ne faut pas mais je n'y peux rien. J'essaie de travailler dessus mais c'est dur.

Mon objectif est d'arriver à l'avenir en commençant dès maintenant - et c'est ce que je fais d'une certaine façon en pleurant - à exprimer les choses, bonnes et mauvaises. Juste dire, parler quand ça ne va pas. Peut-être qu'inconsciemment je n'ai pas bien digérer la séparation de mes parents, ni la mort de mon grand-père (de coeur) ni le fait d'avoir été blessé par des prétendues "amies" lors de mes deux dernières années de collège. Je ne sais pas. Et j'espère qu'avec l'aide de ma psy, je trouverai la réponse. C'est un très long chemin. Il faut imaginer une pelote de laine dans laquelle on veut trouver le bout. Ca prend du temps, et là le temps j'ai surtout l'impression de le perdre en souffrance.

Enfin bon, je ne perds pas espoir. Je vais finir par m'en sortir bien qu'en ce moment je sois dans une très mauvaise passe.

 

« Quand l'esprit dit "Abandonne" l'espoir chuchote "Essaie encore une fois" ».

#Journal d'une introvertie (4)

Voilà pour cet article. Cette série d'articles me sert vraiment de défouloir. J'espère que ça ne vous embête pas trop mais bon sachez que j'écris bien ce que je veux (dans la mesure du respectable) et si ça peut m'aider, ce en quoi je suis certaine, et bien je ne compte pas m'arrêter même si ça ne plait pas à tout le monde.

Je vous embrasse et encore merci d'être là, vous m'êtes d'un grand soutien, croyez-le ou non ♥ 

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