Hello tout le monde !

Comme vous l'avez vu dans le titre, aujourd'hui je reviens avec un nouveau #Journal d'une introvertie. J'avais vraiment envie de partager avec vous ce qui s'est passé ces dernières semaines et en même temps écrire tout ça me permet de prendre du recul.

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Avant les vacances de Pâques, ma mère et moi sommes retournées voir le médecin scolaire. Nous lui avons dit ce que l'on ressentait parce que c'est vraiment la seule (avec ma psy) à comprendre notre désarroi et à avoir de l'empathie. Elle nous a dit qu'il fallait que l'on dise exactement la même chose au médecin qui me suis à l'hôpital. Pendant les vacances, j'ai eu un rendez-vous avec elle. Mes parents sont venus tous les deux. Elle m'énerve tellement que je n'avais pas envie de la voir seule mais je l'ai fait. Elle m'a demandé où j'en étais avec le Laroxyl et je lui ai dit que ça ne servait à rien, que ça ne faisait absolument rien à part me rendre encore plus fatiguée que je ne le suis déjà. Elle a donc décidé de l'arrêter et ça c'est une bonne chose. Je lui ai dit que je n'en pouvais plus de souffrir comme ça, que ça durait depuis trop longtemps. Et que j'étais en colère parce que j'en n'en peux plus. Les jours où c'est gérable, mon moral va bien et je ne me plains même plus mais les jours où ma douleur augmente, je me sens toujours aussi démunie et en colère de subir tout ça.

Même si je ne l'apprécie pas parce que le courant ne passe pas, au fond je ne peux pas lui en vouloir de ne rien pouvoir faire. Ce que j'ai ne se soigne pas avec la médecine traditionnelle parce que ça n'a pas une origine physique. J'ai compris qu'il avait fallu passer par le Laroxyl, voir si ça faisait des effets et comme ce n'est pas le cas, trouver une autre solution.

 

Elle m'a alors parlé d'un établissement soins/études. Il en existe plusieurs en France dont un à Paris. Dans ces centres, on est pris en charge par des médecins (très divers) et les soins sont intensifs. Par exemple, au lieu d'avoir 1 fois par semaine une séance d'hypnothérapie c'est 5 fois par semaine. Les soins sont "administrés" en fonction de ce qu'a la personne évidemment. Ca fonctionne un peu comme un internat parce que la semaine on est dans ce centre et le week-end on rentre chez nous. Ce qu'il y a de bien aussi c'est qu'en fait c'est un lycée et donc on a un suivi scolaire pour l'après.

Je n'avais aucune envie d'aller en internat mais c'est peut-être ma seule solution d'aller mieux parce que je serai pris en charge, je ne serai pas seule et comme c'est un lycée je pourrai reprendre une scolarité. C'est un établissement spécial et j'imagine que ça ne ressemble pas vraiment à un internat classique.

On en a parlé avec mes parents et on est tous d'accord qu'il ne faut pas laisser passer cette chance parce que c'est impossible que je continue comme ça. J'ai déjà perdue une année scolaire. Et je dis bien scolaire parce que je me suis rendue compte que j'ai appris beaucoup de choses cette année (notamment sur moi-même). Déjà que ça sera dur de raccrocher les wagons, je ne peux pas continuer encore comme ça. Et donc, le médecin qui me suis a ouvert un dossier et si à la prochaine rentrée je ne vais pas mieux, j'irai (s'ils me prennent mais on va faire en sorte que oui) dans cet établissement. J'en enfin l'impression qu'il y a une avancée et mon dieu que ça fait du bien !

 

Pendant les vacances de Pâques, je suis allée avec ma mère et mon beau-père à Paris pour voir une boutique de lithothérapie (je vous en avais brièvement parlé dans Mes petits plaisirs d'Avril)J'avais lu un article de Camille du blog Days of Camille dans lequel elle parlait du bienfait des pierres et ma psy en avait aussi parlé à ma mère dans le même temps. Nous croyons toutes les deux à ce genre de choses. Les pierres, c'est naturel, ça vient de la terre et depuis toujours on se soigne avec ce qui vient de la nature (même si comme le dit si bien ma psy, les hommes semblent l'avoir oublié avec les médicaments qu'on a maintenant). Et quand on est face à des soucis comme les miens, où on se retrouve confronté à son inconscient, que rien ne peut nous soulager, on finit forcément par croire à ces choses là. Je n'ai jamais été septique là-dessus même si je suis quelqu'un de terre à terre. J'ai fait de l'hypnothérapie plus jeune et ça avait marché alors pourquoi pas ça ? 

Nous avons donc acheté une pierre précieuse. Celle qui me convient le mieux est l'apatite. Chaque pierre a un pouvoir différent et il faut dormir avec (vous allez me prendre pour une folle avec mes histoires de pierres) pour que la pierre canalise les mauvaises ondes. La journée il faut la laisser dans de l'eau pour qu'elle décharge tout cela. Plus la pierre est grosse et plus ça fonctionnera. J'ai donc choisi une pierre assez grosse (elle est plus grande que ma main). Pour le moment je ne ressens pas d'effet mais mes soucis sont tellement encrés en moi que ça prendra du temps (encore et toujours une question de temps).

 

Je suis aussi allée voir une magnétiseuse et ça m'a fait du bien. Je suis ressortie toujours avec la même douleur mais je me sentais apaisée. Je n'avais jamais été chez une magnétiseuse avant ça et c'est étrange parce qu'elle ne nous touche pas mais elle ressent des choses sur nous. Elle m'a posé des questions en même temps qu'elle me magnétisait. C'est assez compliqué à expliquer parce que c'est un ressenti et chaque personne est différente. Elle m'a dit que j'aurai sûrement très très mal dans les jours à venir (j'y suis allée mercredi dernier) et je n'ai eu mal que lundi (et franchement rester quatre jours au lit, c'est fatiguant autant physiquement que moralement. Ca me démoralise parce que je m'y étais préparée mais ça n'est venue que plus tard...).

Elle m'a dit qu'il y avait beaucoup de tensions en moi, que c'était là depuis longtemps. J'ai, inconsciemment bien sûr, besoin d'avoir le contrôle. Le contrôle sur la situation, sur moi, sur ce que je ressens. Et comme je vous le disait dans cet article humeurs, ça rejoint ce qu'avait dit l'hypnothérapeute finalement. Et donc, je vais faire plusieurs séances parce que je ne peux pas m'en sortir toute seule, il me faut une aide. Elle va m'apprendre à lâcher prise parce que c'est ça le soucis. 

 

Depuis toute petite j'ai, inconsciemment, le besoin d'avoir le contrôle, je n'arrive pas à lâcher prise, à être moi-même. J'ai tout gardé, absolument tout, que ce soit le bon comme le mauvais. Et un jour, j'ai fini par craqué. Je ne sais pas ce qui a déclenché tout cela mais comme j'ai déjà un terrain migraineux c'est sortie de cette façon-là. Mon armure s'est retournée contre moi. En fait, je suis comme une cocotte minute. J'ai tout gardé en moi et un jour, tout a explosé. Et ce n'est pas anodin que ça arrive maintenant que je suis adolescente.

Chaque fois qu'une crise s'est déclenchée, il s'est ou se passait quelque chose dans ma vie. Evidemment j'étais trop jeune pour le comprendre, et j'ai enfermé ça à double tour. Je ne sais pas pourquoi j'ai ce besoin que tout soit maîtrisé. C'est vraiment inconscient et c'est pourquoi il est si dur d'avancer dans mon cas. Je sais que je vais finir par m'en sortir mais c'est très long et parfois, je n'en peux plus. Mais je continue à m'accrocher parce que je sais que j'en sortirai meilleure !

#Journal d'une introvertie (6)

Voilà, j'avais besoin de clarifié tout ça. Il se passe beaucoup de choses en ce moment et ce n'est pas toujours facile de prendre du recul surtout quand on est au centre même de tout ça. C'est pourquoi écrire m'aide beaucoup. C'est mon moyen d'expression depuis toujours et aujourd'hui j'en ressens encore plus le besoin.

Je voulais vous dire que je vous remercie encore une fois de me soutenir car ça m'aide beaucoup. Sachez que ce ne sont pas des paroles en l'air, je le pense vraiment ! Votre soutien et vos petits mots me mettent du baume au coeur et quand je suis très mal, je pense à tout ça et ça m'aide beaucoup ! Alors merci beaucoup d'être toujours là 

Et sinon, j'ai une chose à clarifier ! J'ai remarqué que souvent vous me parlez de mes migraines (c'est un vous général). Et c'est ça que j'aimerai clarifier. Oui, je suis bien migraineuse MAIS cela fait près de 9 mois que je n'ai pas eu de migraines. Ce que j'ai depuis Septembre 2014 sont des céphalées chroniques quotidienne c'est-à-dire des maux de tête chronique. Depuis que tout à commencer je n'ai pas eu UN SEUL jour de répis. J'ai tout le temps mal et comparé à des migraines, ça n'a absolument rien à voir. Et je sais de quoi je parle. A choisir, honnêtement, j'aurai préféré n'avoir que des migraines parce que même si c'est extrêmement douloureux, ça fini par passer (avec ou sans médicament). Mais on ne choisit pas la manière dont nos maux sortent. Moi ce sont des céphalées, d'autres ce seront des problèmes de peau, d'autres encore feront une dépression, ou se feront souffrir, etc...

Encore une fois merci à vous tous 

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