Hello tout le monde !

Comme je vous l'avais promis, je reviens vous donner un peu de mes nouvelles et puis prendre du recul sur tout ça.

 

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Je me fais plus ou moins à la clinique, pas mal de choses sont toujours positives et d'autres le sont moins - même si en ce moment, j'aimerai bien pouvoir sortir un peu. Mais dans l'ensemble, je m'y sens bien. Après, j'avoue que je n'ai aucune envie de m'éterniser ici mais ça va prendre du temps avant que j'aille mieux. Le chemin est déjà long mais il va prendre encore du temps. Mon médecin m'a dit que ça avancerait à pas de fourmis. Avec moi, les choses bougent toujours lentement. Mais au moins elles bougent un peu.

Je dors toujours mal même en ayant essayée plusieurs médicaments pour. J'ai un sommeil très léger, soit. Le problème c'est que la nuit, les infirmières n'ont rien à faire de parler fort. Pourtant, le respect va dans les deux sens. Ils veulent que nous soyons respectueux, ok. Alors en retour, ils devraient l'être. Parce que nous avons besoin de dormir pour aller "bien". Mais ça, ils n'en ont rien à faire. Et c'est fatiguant. Tout n'est pas tout rose malheureusement...

Au niveau de la douleur, c'est toujours pareil. J'ai toujours mal aussi fort mais je pense arriver à mieux la gérer, enfin dans certains cas. La preuve : je vais pratiquement à toutes mes heures de cours alors que j'ai mal fort tout le temps (excepté il y a deux semaines mais je vous en parle plus bas). Il y a un an de ça, je n'y arrivais pas. Peut-être que le fait d'avoir été si longtemps seule et de ne plus arriver à ne rien faire, fait que maintenant je n'ai plus envie de me laisser aller. Alors je prends sur moi. J'ai encore des ressources !

D'ailleurs en parlant de prendre sur moi, ma prof de SES me l'a sorti une fois. Ce jour-là, j'étais très fatiguée, ayant très mal dormi la veille. Mais j'ai fait l'effort d'aller en cours en me disant que si au bout d'une heure je n'en pouvais vraiment plus, je demanderai à retourner dans mon service. Au bout d'une heure, je n'en pouvais plus, j'avais vraiment besoin de dormir, je n'arrivais plus du tout à me concentrer. Mais ma prof de SES n'en avait rien à faire et m'a dit de prendre sur moi (ce que je faisais déjà depuis une heure mais bon). Alors j'ai dû rester encore une heure de plus. Je ne vous dit pas comment j'étais à la fin de la journée, une amie m'a même dit que j'avais l'air vraiment claquée. On a beau être dans un endroit spécialisé avec des gens malades, certaines personnes n'ont pas assez d'empathie. Je parle pour moi, mais je ne suis pas la seule à l'avoir remarqué. J'en avais discuté avec un pote qui a aussi cette prof et lui et ses camarades ont remarqué qu'elle ne comprend pas que quand on lui dit que l'on en peut plus, c'est que nous n'en pouvons vraiment plu. Tous les jours je me lève alors que j'ai mal et quand je dis que je suis vraiment fatiguée, elle ne comprend pas et me dit de prendre sur moi. Elle nous dit à tous de faire des efforts. Le problème, c'est qu'on en fait déjà tous et ça elle ne le voit pas.

Ce n'est vraiment pas facile de faire comprendre ça aux gens. Surtout que pour nous qui avons des douleurs chroniques, ça ne se voit pas physiquement. Pourtant la douleur est bien là, elle est bien réelle, tellement qu'elle nous empêche de vivre réellement. Mais ça, les gens (je parle en général) ne le comprennent pas. Même l'une de mes grands-mères n'a pas mesuré à quel point je souffrais. Il a fallu que je lui dise que j'allais aller dans une clinique spécialisée pour qu'elle comprenne alors qu'elle-même est migraineuse.

Alors c'est vrai que j'arrive à mieux supporter - ou surmonter - la douleur parfois. Mais il y a des fois où ça n'est pas possible. J'ai pu rentré chez moi pendant une semaine à la Toussaint mais sur les 7 jours, j'ai passé 4 jours à souffrir le martyr. Et ça a duré encore quinze jours, ce qui fait que pendant une semaine j'ai eu du mal à aller en cours. La fatigue accumulée est un déclencheur. Malheureusement, comme dit plus haut, ça ne va pas s'arranger. Pour essayer de faire avancer les choses, avec mon médecin nous avons décidés que je ne rentrerai chez moi qu'un week-end sur deux. Elle pense que le fait de me "décrocher" de mes parents pourrait m'aider. L'idée ne me réjouit pas mais j'ai envie de tenter toutes les possibilités. Je veux m'en sortir et pour ça je dois mettre toutes les chances de mon côté même si ça veut dire qu'il faut faire des concessions. Je verrai bien si ça marche.

Pour le moment, il n'y a pas de grande avancée mais j'essaie de ne pas me décourager. Ce qui compte c'est que je sorte de cette maladie. Et puis, depuis près de deux ans, il y a quand même eu des choses positives. Surtout par rapport à moi-même. J'ai compris beaucoup de choses sur moi et bien que ce que je vive en ce moment soit très dur à surmonter, je pense que ça va me rendre plus forte !

#Journal d'une introvertie (9)

Ces articles me permettent vraiment de mettre les choses à plat. Ce n'est pas facile de prendre du recul sur tout ça. Surtout que ces dernières semaines il s'est passé beaucoup de choses. Dans tous les cas, même si être malade n'est pas joyeux, ça apporte quand même des choses. Ca permet de se rentre compte de pleins de choses sur soi qu'on n'aurait pas forcément pensé avoir. J'essaie vraiment de chercher du positif dans tout ça et ce n'est pas facile. Mais c'est faisable !

En attendant le prochain article, je vous embrasse fort 

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